Posté(e) le 14 aoûtle 14 août comment_1253425 Comme vous ne le savez peut-être pas (et ça n'a d'ailleurs aucune importance), j'écris de temps en temps des billets d'humeur sur mon blog perso… et parfois, ça parle même d'automobile. Parfois de BMW, parfois d'autre chose. L'idée n'est clairement pas de faire de l'auto-promo. Je me disais simplement qu'à l'avenir, plutôt que de laisser ces réflexions moisir dans mon petit coin d'Internet un peu lugubre, je pourrais les partager ici, avec vous, dans le Bistrot. Ça commence dès maintenant... libre à vous de me donner votre avis... bien évidemment ! 😈Moi-même, août 1990, Alès, dans la Porsche 944 Turbo de mon papa.Il y a des voitures que l'on enterre trop tôt. Des machines que l'on range dans le tiroir des « presque », des « pas vraiment », des « fausses ». Les Porsche à moteur avant appartiennent à cette race malheureuse. Aujourd'hui encore, on les trouve à des prix qui font rougir d'indécence face aux aircooled. On les regarde de haut. On les traite de « Volkswagen améliorées ». On les relègue au dernier rang de la cour des grands.C'est oublier un peu vite ce que pensait le constructeur lui-même.À la fin des années 70, dans les bureaux de Zuffenhausen, la 911 n'était plus une évidence. Elle était une survivante. Trop bruyante, trop capricieuse, trop difficile à civiliser face aux normes anti-pollution, aux crash-tests, au confort que réclamait une clientèle nouvelle. Ferry Porsche lui-même avait des doutes. La solution, pure, radicale, presque cartésienne, s'imposa : déplacer le moteur à l'avant, placer la boîte à l'arrière, créer un schéma transaxle d'une élégance mécanique presque parfaite. Cinquante-cinquante. Neutre. Prévisible. Juste.La 924 fut le premier cri. Née d'un projet commun avec Volkswagen, elle portait encore les stigmates de sa conception partagée. Mais déjà, elle annonçait autre chose : une Porsche qui ne se contentait plus d'être une arme de précision instable, mais un instrument d'équilibre. Puis vint la 944. Là, tout changea. Le moteur devint purement Porsche – un quatre-cylindres en ligne dérivé du V8 de la 928, coupé en deux, équilibré par des arbres de balance, d'une robustesse quasi indestructible. Les ailes s'élargirent. Le châssis s'affirma. La répartition des masses atteignit une pureté rare.La 944 n'était plus une « entrée de gamme ». C'était une déclaration.Et la 968 fut l'aboutissement. Dernier souffle de cette lignée, elle reçut le plus gros quatre-cylindres de production de l'époque, un 3.0 litres à distribution variable, une boîte à six rapports, un châssis encore plus affûté. Elle était la dernière des Mohicans, la plus aboutie, la plus mature… et la plus orpheline.Car entre-temps, la 911 avait refusé de mourir. Elle s'était réinventée, encore et encore, jusqu'à redevenir intouchable. Et les PMA, elles, se retrouvèrent sans héritage à porter. Sans destin officiel. Sans la gloire qu'on leur avait promise.Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans cette histoire. Comme si l'on avait conçu les successeurs d'un roi qui, finalement, n'abdiqua jamais.Pourtant, techniquement, que de beauté dans ces voitures. Le schéma transaxle n'est pas qu'une disposition mécanique : c'est une philosophie. Le poids du moteur à l'avant est compensé par celui de la transmission à l'arrière. Le centre de gravité s'abaisse. Les masses polarisées s'équilibrent. Le résultat est une neutralité de comportement presque surnaturelle. Là où une 911 de la même époque vous parlait en survirage permanent, la 944 vous répondait en pureté de trajectoire. Elle ne mentait pas. Elle ne dramatisait pas. Elle exécutait.Et puis il y a ce parallèle troublant avec les BMW M de la même époque.Regardez l'M3 E30. Petite, légère, radicale, conçue pour l'homologation en compétition, elle est devenue une icône absolue. Ses cotes ont explosé. On la vénère. On la collectionne. On la paie le prix fort. Or, à la même période, la 944 S, la 944 S2 et surtout la 944 Turbo jouaient exactement le même rôle chez Porsche : des machines de précision, conçues pour le plaisir de conduite pur, souvent plus efficaces sur la route que leurs homologues à moteur arrière, et pourtant… reléguées. Là où le M3 E30 est devenu un graal, la 944 Turbo reste une affaire. Là où l'on s'arrache les exemplaires propres d'E30, on trouve encore des 944 S2 en bel état à des tarifs raisonnables. Deux philosophies allemandes de la sportivité pure. Deux destinées opposées.C'est peut-être là que réside la plus grande injustice. Les PMA n'ont jamais eu le droit à la mythologie. Elles ont eu le droit à l'efficacité. À la justesse. À une forme de modernité qui, aujourd'hui encore, surprend. Elles sont restées des outils. Des instruments. Des voitures de conducteurs plutôt que des objets de culte.Alors, chantez-leur une ode. Pas une ode nostalgique et mièvre. Une ode lucide. Technique. Reconnaissante. Parce qu'à une époque, Porsche a cru que l'avenir était là, dans cette architecture d'une élégance rare. Parce que ces voitures ont porté, un temps, le poids d'un possible remplacement de la 911. Et parce qu'elles restent, aujourd'hui, l'une des dernières façons d'acheter une vraie Porsche de caractère sans y laisser un rein.Les 911 n'ont jamais pris leur retraite. Mais les PMA, elles, méritent enfin qu'on leur ouvre les portes du panthéon. Même si c'est par la petite porte. Même si c'est en silence. Même si c'est maintenant, tant qu'elles sont encore là, à portée de main, dans l'ombre discrète des annonces d'occasion.Elles n'ont jamais été les princesses. Elles ont été les architectes d'un autre possible. Et cela, personne ne pourra plus le leur retirer. Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août comment_1253468 Belle prose ;)Mais pour moi, c’est Porsche Moteur Avant, PMA et non PAM.Qui ont fini par donner naissances aux Boxster/Cayman pour la 968. Et au duo Cayenne/Panamera pour la 928 dans le rôles des voyageuses au long court. Voir Taycan pour le côté avant-gardiste. Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août comment_1253471 14 hours ago, Paul said:Née d'un projet commun avec Volkswagen, elle portait encore les stigmates de sa conception partagée.Le rêve...14 hours ago, Paul said:Pourtant, techniquement, que de beauté dans ces voitures.Pas si belles...14 hours ago, Paul said:Regardez l'M3 E30. Petite, légère, radicale, conçue pour l'homologation en compétition, elle est devenue une icône absolue. Ses cotes ont explosé. On la vénère. On la collectionne. On la paie le prix fort.Peut-être parce qu'elle est entre autres belle. Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août comment_1253472 14 hours ago, Paul said:Les 911 n'ont jamais pris leur retraite. Mais les PMA, elles, méritent enfin qu'on leur ouvre les portes du panthéon.Les PMA n'ont pas pris leur retraite car tu as oublié 928, Cayenne, Panamera et Macan.Il est vrai que cela ne va pas en s'arrangeant. Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août comment_1253483 pour avoir eut l'occasion de maltraiter un peu une 968cs , il est vrai que le comportement châssis est particulièrement "safe" , et pardonne beaucoup là ou une E36 te mettrait un méchant coup de raquette ☺️ Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août comment_1253485 Il y a 18 heures, Paul a dit :Comme vous ne le savez peut-être pas (et ça n'a d'ailleurs aucune importance), j'écris de temps en temps des billets d'humeur sur mon blog perso… et parfois, ça parle même d'automobile. Parfois de BMW, parfois d'autre chose. L'idée n'est clairement pas de faire de l'auto-promo. Je me disais simplement qu'à l'avenir, plutôt que de laisser ces réflexions moisir dans mon petit coin d'Internet un peu lugubre, je pourrais les partager ici, avec vous, dans le Bistrot. Ça commence dès maintenant... libre à vous de me donner votre avis... bien évidemment ! 😈Moi-même, août 1990, Alès, dans la Porsche 944 Turbo de mon papa.Il y a des voitures que l'on enterre trop tôt. Des machines que l'on range dans le tiroir des « presque », des « pas vraiment », des « fausses ». Les Porsche à moteur avant appartiennent à cette race malheureuse. Aujourd'hui encore, on les trouve à des prix qui font rougir d'indécence face aux aircooled. On les regarde de haut. On les traite de « Volkswagen améliorées ». On les relègue au dernier rang de la cour des grands.C'est oublier un peu vite ce que pensait le constructeur lui-même.À la fin des années 70, dans les bureaux de Zuffenhausen, la 911 n'était plus une évidence. Elle était une survivante. Trop bruyante, trop capricieuse, trop difficile à civiliser face aux normes anti-pollution, aux crash-tests, au confort que réclamait une clientèle nouvelle. Ferry Porsche lui-même avait des doutes. La solution, pure, radicale, presque cartésienne, s'imposa : déplacer le moteur à l'avant, placer la boîte à l'arrière, créer un schéma transaxle d'une élégance mécanique presque parfaite. Cinquante-cinquante. Neutre. Prévisible. Juste.La 924 fut le premier cri. Née d'un projet commun avec Volkswagen, elle portait encore les stigmates de sa conception partagée. Mais déjà, elle annonçait autre chose : une Porsche qui ne se contentait plus d'être une arme de précision instable, mais un instrument d'équilibre. Puis vint la 944. Là, tout changea. Le moteur devint purement Porsche – un quatre-cylindres en ligne dérivé du V8 de la 928, coupé en deux, équilibré par des arbres de balance, d'une robustesse quasi indestructible. Les ailes s'élargirent. Le châssis s'affirma. La répartition des masses atteignit une pureté rare.La 944 n'était plus une « entrée de gamme ». C'était une déclaration.Et la 968 fut l'aboutissement. Dernier souffle de cette lignée, elle reçut le plus gros quatre-cylindres de production de l'époque, un 3.0 litres à distribution variable, une boîte à six rapports, un châssis encore plus affûté. Elle était la dernière des Mohicans, la plus aboutie, la plus mature… et la plus orpheline.Car entre-temps, la 911 avait refusé de mourir. Elle s'était réinventée, encore et encore, jusqu'à redevenir intouchable. Et les PMA, elles, se retrouvèrent sans héritage à porter. Sans destin officiel. Sans la gloire qu'on leur avait promise.Il y a quelque chose de profondément mélancolique dans cette histoire. Comme si l'on avait conçu les successeurs d'un roi qui, finalement, n'abdiqua jamais.Pourtant, techniquement, que de beauté dans ces voitures. Le schéma transaxle n'est pas qu'une disposition mécanique : c'est une philosophie. Le poids du moteur à l'avant est compensé par celui de la transmission à l'arrière. Le centre de gravité s'abaisse. Les masses polarisées s'équilibrent. Le résultat est une neutralité de comportement presque surnaturelle. Là où une 911 de la même époque vous parlait en survirage permanent, la 944 vous répondait en pureté de trajectoire. Elle ne mentait pas. Elle ne dramatisait pas. Elle exécutait.Et puis il y a ce parallèle troublant avec les BMW M de la même époque.Regardez l'M3 E30. Petite, légère, radicale, conçue pour l'homologation en compétition, elle est devenue une icône absolue. Ses cotes ont explosé. On la vénère. On la collectionne. On la paie le prix fort. Or, à la même période, la 944 S, la 944 S2 et surtout la 944 Turbo jouaient exactement le même rôle chez Porsche : des machines de précision, conçues pour le plaisir de conduite pur, souvent plus efficaces sur la route que leurs homologues à moteur arrière, et pourtant… reléguées. Là où le M3 E30 est devenu un graal, la 944 Turbo reste une affaire. Là où l'on s'arrache les exemplaires propres d'E30, on trouve encore des 944 S2 en bel état à des tarifs raisonnables. Deux philosophies allemandes de la sportivité pure. Deux destinées opposées.C'est peut-être là que réside la plus grande injustice. Les PMA n'ont jamais eu le droit à la mythologie. Elles ont eu le droit à l'efficacité. À la justesse. À une forme de modernité qui, aujourd'hui encore, surprend. Elles sont restées des outils. Des instruments. Des voitures de conducteurs plutôt que des objets de culte.Alors, chantez-leur une ode. Pas une ode nostalgique et mièvre. Une ode lucide. Technique. Reconnaissante. Parce qu'à une époque, Porsche a cru que l'avenir était là, dans cette architecture d'une élégance rare. Parce que ces voitures ont porté, un temps, le poids d'un possible remplacement de la 911. Et parce qu'elles restent, aujourd'hui, l'une des dernières façons d'acheter une vraie Porsche de caractère sans y laisser un rein.Les 911 n'ont jamais pris leur retraite. Mais les PMA, elles, méritent enfin qu'on leur ouvre les portes du panthéon. Même si c'est par la petite porte. Même si c'est en silence. Même si c'est maintenant, tant qu'elles sont encore là, à portée de main, dans l'ombre discrète des annonces d'occasion.Elles n'ont jamais été les princesses. Elles ont été les architectes d'un autre possible. Et cela, personne ne pourra plus le leur retirer.Quel est le lien de ton blog ?Mes premiers contacts Porsche, c'est la 944 Turbo. Raymond Narac m'a emmené dans les routes autour de Rouen/Canteleu quand il n'était qu'un "petit" agent agrée pour l'entretien en 944 Cup préparée, vers 1999, souvenir plus que mémorable ! Je faisais des balades dans le Vexin avec club944.net, moi j'étais en Super5 GT turbo. J'ai d'ailleurs hésité entre une 944 Turbo et une M3 E36. A l'époque, j'ai pas assumé le blason Porsche et j'ai pris la E36, d'où ma présence ici. Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août Auteur comment_1253505 il y a une heure, Jérome a dit :Quel est le lien de ton blog ?Mes premiers contacts Porsche, c'est la 944 Turbo. Raymond Narac m'a emmené dans les routes autour de Rouen/Canteleu quand il n'était qu'un "petit" agent agrée pour l'entretien en 944 Cup préparée, vers 1999, souvenir plus que mémorable ! Je faisais des balades dans le Vexin avec club944.net, moi j'étais en Super5 GT turbo. J'ai d'ailleurs hésité entre une 944 Turbo et une M3 E36. A l'époque, j'ai pas assumé le blason Porsche et j'ai pris la E36, d'où ma présence ici.Le lien est dans le message cité. Je ne pense pas y évoquer de choses très intéressantes ceci étant.Sympa ce forum 944... bien qu'il ne semble pas très actif de prime abord 😅Mes parents avaient fait préparer leur 944 Turbo chez les frères Alméras... ils m'apparaissaient être un peu la référence à l'époque... de ce que j'y comprenais... c'est-à-dire que dalle 😂 J'ignore tout de ladite préparation m'enfin c'était pas arceau cage et différentiel piloté Drexler hein 🤣 Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août comment_1253507 Il y a 1 heure, Jérome a dit :Quel est le lien de ton blog ?Mes premiers contacts Porsche, c'est la 944 Turbo. Raymond Narac m'a emmené dans les routes autour de Rouen/Canteleu quand il n'était qu'un "petit" agent agrée pour l'entretien en 944 Cup préparée, vers 1999, souvenir plus que mémorable ! Je faisais des balades dans le Vexin avec club944.net, moi j'étais en Super5 GT turbo. J'ai d'ailleurs hésité entre une 944 Turbo et une M3 E36. A l'époque, j'ai pas assumé le blason Porsche et j'ai pris la E36, d'où ma présence ici.marrant car moi qui roulait en coccinelle à 19ans après être passé par une 205 gti , je me disais que le grale etait la 911 , une juste evolution ...je l'assumais pleinement ! (limite : si à 40 ans tu n'as pas une Porshe c'est que tu n'a pas reussi 🤣)les autos sont passées celica , calibra turbo 325tds touring ... mon choix ce portais sur une audi TT , et bin vendu , et vu que je visais deux auto , ce fut une M3 E36 ...au final par la suite j'en ai conduit des 911( des tronblons ... 911 sc , 911 2.4 , boxter de base , bon ok la 996gt3 ça motrice ) , et franchement le ratio prix perf , est vraiment en faveur de BMW ... Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août Auteur comment_1253510 Paradoxalement, aujourd'hui, la plupart des "PMA" côtent substantiellement moins que la plupart des BMW E21 (sans même parler 323i) et E30 (sans même parler 325is ou M3). Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août comment_1253515 La 944 s2 était exceptionnelle d'agilité et de facilité. Juste impossible de la conserver avec les autres. Une auto que je regrette de plus en plus. Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août comment_1253525 Il y a 2 heures, Paul a dit :Paradoxalement, aujourd'hui, la plupart des "PMA" côtent substantiellement moins que la plupart des BMW E21 (sans même parler 323i) et E30 (sans même parler 325is ou M3).C’est une véritable injustice. Franchement, 944, 968, ce sont de super autos!Vers 10 ans, j’ai eu l’occasion de faire une balade sportive en Corse dans une 928 toute neuve, un grand souvenir aussi 😍😍😍J’avais pas vu le lien, merci 😉👌 Signaler
Posté(e) le 15 aoûtle 15 août comment_1253527 Il y a 2 heures, ACS3 a dit :marrant car moi qui roulait en coccinelle à 19ans après être passé par une 205 gti , je me disais que le grale etait la 911 , une juste evolution ...je l'assumais pleinement ! (limite : si à 40 ans tu n'as pas une Porshe c'est que tu n'a pas reussi 🤣)les autos sont passées celica , calibra turbo 325tds touring ... mon choix ce portais sur une audi TT , et bin vendu , et vu que je visais deux auto , ce fut une M3 E36 ...au final par la suite j'en ai conduit des 911( des tronblons ... 911 sc , 911 2.4 , boxster de base , bon ok la 996gt3 ça motrice ) , et franchement le ratio prix performance , est vraiment en faveur de BMW ...J’ai mis longtemps avant d'oser la 911, un peu un fantasme d’ado que je ne voulais pas réaliser de peur d’être déçu. Finalement je l’ai fait à 40 ans (vs 26 pour la E36) et je n’ai rien mais alors rien regretté 😍 Signaler
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