Posté(e) le 3 octobrele 3 oct. comment_1258520 Ce guide remplace trois anciens sujets de Rouffian (2006-2007) : « Assurance auto : les pièges à connaître », « Résilier son contrat d'assurance auto » et « Attestation d'assurance auto : signature obligatoire ? ». Il est informatif et ne remplace pas la lecture de votre contrat ni l'avis d'un professionnel.1. Prouver qu'on est assuré : la fin de la carte verteLa question de la signature de l'attestation n'a plus d'objet : la carte verte et la vignette sur le pare-brise ont disparu le 1er avril 2024 pour les véhicules immatriculés. La preuve d'assurance passe désormais par le Fichier des Véhicules Assurés (FVA).En cas de contrôle, les forces de l'ordre interrogent ce fichier à partir de la plaque d'immatriculation. Conséquence pratique : plus d'amende pour vignette oubliée ou attestation non présentée.Votre assureur vous remet à la place un Mémo Véhicule Assuré, qui reprend les informations utiles pour un prêt du véhicule, un constat amiable ou une déclaration de sinistre. Il vaut présomption d'assurance pendant les 15 jours suivant la souscription, le temps que le FVA soit alimenté. Gardez-le dans la boîte à gants.Deux nuances : pour rouler à l'étranger, il faut toujours la carte internationale d'assurance, généralement téléchargeable sur votre espace client. Et si un tiers (loueur, organisateur de roulage, administration) vous demande une preuve, votre assureur peut toujours vous délivrer une attestation.Rappel : l'obligation d'assurance au minimum au tiers reste entière. Rouler sans assurance est un délit.2. Résilier son contratAprès un an de contrat : à tout moment (loi Hamon). Depuis 2015, l'article L113-15-2 du Code des assurances permet de résilier sans frais, sans pénalité et sans justification une fois la première année écoulée. Pour l'assurance auto, c'est le nouvel assureur qui se charge des démarches et synchronise les dates pour éviter tout trou de garantie. La résiliation prend effet un mois après la notification à l'ancien assureur.À l'échéance annuelle (loi Châtel). Votre assureur doit vous rappeler votre droit de résiliation avec l'avis d'échéance. S'il le fait tardivement ou pas du tout, vous disposez de délais supplémentaires pour résilier.Avant un an : sur motif légitime. Un changement de situation qui modifie le risque (déménagement, changement de profession, mariage, retraite...), la vente du véhicule ou une hausse de tarif non justifiée permettent de résilier avant la première échéance.Comment ? Depuis le 1er juin 2023, tout assureur qui permet de souscrire en ligne doit proposer un bouton de résiliation en trois clics. Plus besoin de recommandé dans ce cas. Le courrier ou l'e-mail restent possibles.Vente du véhicule. Le contrat est suspendu de plein droit le lendemain de la vente. Prévenez votre assureur rapidement : la prime trop perçue doit vous être remboursée.3. Les pièges à connaîtreLa fausse déclaration. C'est le piège numéro un. Une omission ou une déclaration inexacte intentionnelle (conducteur principal, antécédents, usage, lieu de stationnement, modifications du véhicule) permet à l'assureur de faire annuler le contrat et de garder les primes. Si la bonne foi est établie, l'indemnité est réduite en proportion de la prime qui aurait dû être payée. Sur une M préparée ou reprogrammée, déclarez les modifications : en cas de gros sinistre, c'est le premier point que l'expert vérifiera.Le conducteur non déclaré. Prêter son véhicule est en principe possible, mais beaucoup de contrats prévoient une franchise spécifique (souvent majorée pour un jeune conducteur), voire une exclusion si la clause de conduite exclusive a été souscrite. Lisez les conditions particulières avant de prêter les clés.Les délais de déclaration de sinistre. Le contrat ne peut pas vous imposer moins de 5 jours ouvrés pour un accident, et 2 jours ouvrés en cas de vol. Hors de ces délais, l'assureur peut opposer une déchéance s'il prouve que le retard lui a causé un préjudice.Le bonus-malus. Chaque année sans sinistre responsable, le coefficient baisse de 5 %, jusqu'à 0,50 après 13 ans. Chaque sinistre responsable l'augmente de 25 % (12,5 % si la responsabilité est partagée). Après deux ans sans sinistre responsable, un coefficient supérieur à 1 revient directement à 1.Le relevé d'information. Votre assureur doit vous le remettre sur simple demande, dans les 15 jours. Demandez-le avant de faire jouer la concurrence : c'est votre historique (coefficient, sinistres), et le nouvel assureur l'exigera.La résiliation par l'assureur. Après un sinistre, ou pour une alcoolémie ou un retrait de permis, l'assureur peut résilier le contrat. Vous serez alors inscrit au fichier des résiliés, ce qui complique sérieusement la recherche d'un nouvel assureur, surtout pour une voiture puissante. En dernier recours, le Bureau central de tarification (BCT) peut contraindre un assureur à vous couvrir en responsabilité civile.La valeur d'indemnisation. En cas de vol ou de destruction, vous êtes indemnisé sur la valeur à dire d'expert, généralement bien inférieure à ce que vous avez investi. Pour une voiture ancienne, de collection ou très optionnée, négociez une valeur agréée ou une garantie valeur à neuf, et conservez factures et photos.Le circuit et les roulages. La quasi-totalité des contrats exclut les épreuves, entraînements et roulages sur circuit, même encadrés. Si vous roulez en piste, il faut une assurance spécifique, souvent proposée par l'organisateur ou par des assureurs spécialisés.4. En cas de litige avec l'assureurCommencez par une réclamation écrite au service client, puis au service réclamations. Sans réponse satisfaisante sous deux mois, vous pouvez saisir gratuitement la Médiation de l'assurance. Le tribunal reste possible ensuite.Sources officielles : service-public.gouv.fr (fiches « Résiliation d'un contrat d'assurance », « Bonus-malus », « Fin de la carte verte »), Code des assurances sur Légifrance (notamment L113-2, L113-8, L113-9, L113-15-2), site de la Médiation de l'assurance. Signaler
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